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la FNB appelle les éleveurs qui le peuvent à retenir, au maximum, leurs animaux en ferme

16 juin 2021

Eléments de contexte :

Quels que soient les indicateurs de marché analysés, ceux-ci sont se révèlent être au beau fixe depuis le début de l’année 2021 sur le secteur de la viande bovine !

…Que ce soit la consommation en viande bovine française (+4% sur le premier trimestre 2021 VS 2020

… Que ce soit la demande dans les diverses catégories d’animaux :

en vaches de type viande (+4,9% d’animaux abattus sur cette catégorie VS 2020, au 31 mai 2021)

en JB (avance de sorties de 3 800 têtes au 30 mai 2021).

ou encore en vaches laitières, avec une vraie faiblesse de l’offre qui se traduit dans les abattages (-3% des animaux abattus au 31 mai 2021)

…Que ce soit sur les débouchés export vif (+6% vers l’Italie et +10% vers l’Espagne, au 31 mai 2021 VS 2020)

Tous vont dans le même sens, et révèlent un contexte des plus favorables ! Seuls les prix payés aux producteurs ne suivent pas cette embellie, restant bien en-deçà des coûts de production :

  • Une vache viande R= à 4,00€/kg en semaine 22 (cotation déduite de 15 centimes de frais d’approches) quand le coût de production s’élève à 4,93€/kg au 31 décembre 2020.
  • Un JB U- à 3,80€/kg en semaine 22 (cotation déduite de 15 centimes de frais d’approches) quand le coût de production s’élève à 4,77€/kg au 31 décembre 2020.

Cette embellie se constate sur le territoire national mais aussi européen : c’est dans ce contexte que les cotations de la vache O ont connu une forte augmentation de leurs niveaux tarifaires depuis mars 2021 chez nos voisins européens (+0,60€ pour l’Irlande ; +0,80€/kg pour l’Allemagne, +0,40€/kg pour la Pologne). Dans ces pays, où la crise sanitaire a pourtant été plus forte qu’en France, on constate donc que les cotations ont retrouvé des niveaux tarifaires semblables à ceux d’avant crise COVID-19 ; résultante d’une reprise forte et d’une demande bien présente partout !

Un comportement irresponsable de l’aval de la filière, qu’il faut cesser !!!

…A l’heure où le gouvernement constate l’échec de la loi EGALIM promulgué le 30 octobre 2018, et souhaite la consolider via la PPL Besson-Moreau, avec la volonté de mieux protéger la rémunération des agriculteurs,

… A l’heure où les éleveurs connaissent une vraie flambée des coûts des matières premières ; qui se traduit par une augmentation de 15 à 20 centimes du coût de production depuis le 31 décembre dernier (soit une vache viande R= avec un coût de production qui va passer la barre symbolique des 5€/kg) …

…A l’heure du déconfinement et de la réouverture des restaurants, où l’approvisionnement en viande bovine française est un enjeu majeur pour notre filière !  

… A l’heure où les acteurs de la filière ne donnent toujours aux éleveurs aucune réponse, aucune solution viable, et aucune visibilité sur le secteur de l’engraissement en France … bien que les réunions interprofessionnelles s’enchaînent sur le sujet depuis plus d’un an…

Les éleveurs de bovins viande demandent à ne plus être la variable d’ajustement dans cette filière ! C’est bien l’adéquation offre-demande qui doit se traduire dans les prix payés au producteur. Cette absence de signaux prix positifs est plus qu’irresponsable : il en va de la pérennité des éleveurs bovins viande et de toute une filière française qui en découle ! 

C’est donc dans ce contexte, particulièrement exacerbé sur les JB, que quelques acteurs de l’aval de la filière surfent sur une situation de marché florissante depuis plusieurs mois, tout en dénigrant totalement la juste rémunération des éleveurs et leur travail !

C’est face à cette situation – et à l’absence totale de prise de conscience et de signaux concrets sur les prix, que la Fédération Nationale Bovine appelle aujourd’hui les éleveurs, dans la mesure de leur capacité, à retenir en ferme, au maximum, leurs animaux, faute de revalorisation des tarifs.

Etant conscient de la situation économique extrêmement difficile dans laquelle se trouvent aujourd’hui les producteurs, la FNB lance cet appel aux éleveurs qui le peuvent et le temps qu’ils pourront. Il est aujourd’hui vital de faire remonter les cours rapidement, en cohérence avec les signaux des marchés et la hausse forte des prix des matières premières !

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