En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des contenus ciblés adaptés à vos centres d’intérêts et réaliser des statistiques de visite.
Conservation et accès aux informations

La conservation d’informations ou l’accès à des informations déjà conservées sur votre appareil, par exemple, des identifiants de l’appareil, des cookies et des technologies similaires.

Google analytics

Les cookies de google analytics permettent de connaitre la fréquentation du site.

Menu

Conjoncture laitière – août 2022

15 septembre 2022

La collecte cumulée des grands bassins laitiers exportateurs décline depuis le mois de septembre 2021. En juin 2022, la baisse de collecte est de 61 millions de litres, sans prendre en compte les données australiennes. Cette baisse reste plus marquée en UE27 avec une diminution de 49 millions de litres en juin. Dans les autres pays exportateurs on observe une tendance à la stabilisation de la collecte par rapport au niveau de juin 2020. Aux Etats-Unis, la collecte est en très légère baisse sur le mois de juin, mais repasse en positif en juillet (+0,2% / juillet 2020). En juin le prix du lait étatsunien se maintenait 66% au-dessus du niveau de l’année dernière. Au moment de son creux de collecte saisonnier, la Nouvelle-Zélande retrouve une collecte stabilisée par rapport à son niveau de l’année passée, mais toujours en retrait de 5,5% sur l’ensemble du premier semestre 2021.   

Les échanges de produits laitiers sont moins importants qu’en 2021 sur les 6 premiers mois de l’année. Sur les sept premiers mois, les importations chinoises affichent un recul généralisé : les volumes de poudre de lait entier et maigre sont en baisse respectivement de 11% et 28%. Les achats de lactosérum restent très en-deçà des niveaux records de 2021. Les importations de beurre rebondissent légèrement en juillet. La baisse des importations chinoises a débuté en début d’année et a été particulièrement marquée à partir des mois de mars et d’avril 2022 en raison de la stratégie de confinement adoptée sur la ville de Shanghai. Les envois de fromage depuis les Etats-Unis continuent leur progression, répondant à la demande mexicaine et japonaise, la même tendance s’affiche sur les exportations de beurre.

Au niveau des cours des poudres de lait écrémé et de lactosérum, elles fléchissent très fortement, après avoir atteint des sommets en avril. Celui de la poudre de lait écrémé a perdu 600 €/t en 2 mois pour se rapprocher des 3 500 €/t, son niveau préalable au conflit en Ukraine. Le cours de la poudre de lactosérum a chuté de 400€ entre début juillet et mi-août, à 930 €/t, pour retrouver son niveau de l’an dernier à la même époque. Au contraire, la cotation de poudre grasse a rebondi début août pour retrouver les 5 000€ /t, à seulement 200€ de son pic atteint mi-mai. De même, le cours du beurre (calcul CNIEL) se maintient au-dessus des 7 000 €/t (+75%/2021), pallier qu’il avait franchi fin juin.

Sur le prix du lait en France, il poursuit sa hausse en mai 2022, s’établissant à 426 €/1000 litres pour le standard (38 g/l MG – 32 g/l MP) conventionnel (hors AOP et bio), soit une progression de 1,8% d’un mois sur l’autre et de 24,5% sur un an. En parallèle, les charges sont également en hausse depuis plusieurs mois, avec un indice IPAMPA qui a poursuivi sa hausse entre mai et juin (+2,2 points). Au total, l’indice IPAMPA progresse de 22 % sur un an.

Vous aimeriez lire aussi

Grippe aviaire : la filière française à nouveau touchée
Outre les cas subis par deux élevages de la Seine-Maritime, la situation française n’est pas...
La charte Riverain a nouveau validé par le préfet
Après la phase de consultation, la dernière version de la charte « riverain » est validée par...
Implantation des SIE : report possible au 28 septembre
A la demande de la profession (FNSEA76 – JA76 – Chambre d’agriculture) un délai à...