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A Dieppe, Rouen et Le Havre, pour défendre la souveraineté alimentaire française.

7 avril 2021

Vendredi 2 avril, à l’appel de la FNSEA76 et de JA76, une centaine d’exploitants se sont mobilisés.

60 tracteurs devant la sous-préfecture de Dieppe, 25 devant celle du Havre, une opération coup de poing à la Préfecture de Rouen. Au total, plus de 100 personnes ont répondu à l’appel de la FNSEA76 et de JA76 pour exprimer un ras-le-bol ambiant et le manque de projet agricole du gouvernement. A l’échelle de la FNSEA Grand Bassin parisien, fédération qui regroupe une douzaine de FDSEA du sud de Paris au Hauts-de-France, ce sont ainsi plus de 5000 agriculteurs qui se sont mobilisés. En pleine période de travaux, la présence en nombre des agriculteurs témoigne de l’inquiétude que la réforme de la PAC, et au-delà, de toute la politique agricole du gouvernement suscite. Comme l’a rappelé Fanck Grémont, Président du canton d’Envermeu devant la Sous-préfecture de Dieppe, « le gouvernement semble renoncer à notre agriculture productive de qualité. Qu’il s’agisse de la PAC, des contraintes qui ne cessent de nous tomber dessus, des nouvelles charges annoncées, tout cumulé, fait que notre métier va devenir invivable ». Si la PAC a en effet déclenché un peu dans la précipitation cette action, c’est bien autour de la souveraineté alimentaire que les agriculteurs se sont rassemblés. Comme l’on montré les slogans, pour Patrice Faucon, Président de la FNSEA76 « on ne peut pas demander aux agriculteurs de garantir à la population un accès à une alimentation de qualité, en quantité et à des prix abordables, et en même temps, renoncer à l’agriculture de nos territoires ». Pour les responsables agricoles, la PAC qui se dessine fera perdre beaucoup aux exploitations seinomarines, justement tournées vers les tous les marchés et l’acte de production. Le changement autour du couplage, de l’architecture verte du Premier pilier avec les écorégimes, la revalorisation sans budget du paiement redistributif sont autant de source d’inquiétudes pour les responsables de la FNSEA76 et de JA76 qui craignent des pertes pouvant aller jusqu’à 100€/ha selon les systèmes. Pour Daniel Couckuyt, vice-président de la FNSEA76 présent devant la sous-préfecture du Havre, « il fallait que nous exprimions au Gouvernement notre sentiment d’abandon. Ce qu’il nous manque, c’est un véritable projet et une ambition forte pour notre secteur. Et là on a l’impression que c’est la double peine, avec moins de filet de sécurité que constitue la PAC et davantage de normes, de contraintes et de charges. C’est juste plus tenable ». A quelques jours des premiers arbitrages ministériels, les réseaux FNSEA76 et JA76 ont voulu rappeler aux décideurs d’abord la nécessité de bâtir une future PAC, juste, équilibrée, qui ne tourne pas le dos à l’acte de production et ensuite qu’il y a urgence à laisser les agriculteurs travailler, produire, en desserrant l’étau administratif. A Rouen, Dieppe et Le Havre, c’est en tout cas le sens des messages laissés et la promesse de revenir si besoin.

Simon Huet.

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