Conjoncture laitière – Septembre 2020

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La collecte cumulée des grands bassins laitiers exportateurs s’accroît fortement en juillet 2020 avec 514 millions de litres supplémentaires produits par rapport à juillet 2019. La collecte a particulièrement progressé en UE28, qui représente 50% de la hausse de collecte des 5 grands bassins laitiers exportateurs, ainsi qu’aux Etats-Unis qui représente 30% de cette hausse. La collecte argentine maintient également son dynamisme avec une hausse 8% sur les 8 premiers mois de l’année 2020. En Australie, la collecte est en hausse sur les 7 premiers mois de l’année (+4,6%) après une année 2019 particulièrement difficile. La collecte européenne progresse encore de 2% en juillet 2020 et de 1,3% sur les 7 premiers mois de l’année. La collecte allemande reste également en légère hausse (+0,8%). La Pologne et l’Irlande maintiennent une collecte dynamique et l’Italie voit également sa collecte progresser (+5,3% en juin).   

La France augmente nettement sa production en juillet (+2,7%) après trois mois de baisse de collecte. Cette reprise s’explique en partie par la situation dans l’Ouest du pays, plus épargné par les évènements climatiques. En effet, l’été a été chaud et sec dans la plupart du pays, et plus particulièrement dans le Nord et l’Est. Par conséquent, la pousse de l’herbe est en-deçà de ses niveaux de référence et l’impact sur la collecte devrait se faire sentir à partir d’août qui a aussi connue une vague de chaleur pénalisante. Le cumul sur les 7 premiers mois de l’année se situe légèrement au-dessus de celui de l’année précédente, à +0,4%.

Selon les sondages hebdomadaires de FranceAgriMer, la collecte devrait être proche de l’équilibre au mois d’août, voire en léger retrait.

Les échanges de produits laitiers restent soutenus en juillet 2020. Les exportations européennes (UE28) sont sur une dynamique positive sur les 7 premiers mois de l’année, sauf pour la poudre de lait écrémé (-14% sur 7 mois 2020) comparée à une année 2019 qui avait été bien au-delà des niveaux historiques. La situation s’améliore pour les poudres grasses après un timide début d’année (+18% sur 7 mois). Les exports de beurre sont en nette hausse (+58%), en particulier vers les Etats-Unis et certains pays du Moyen-Orient. Ils progressent également pour les fromages (+10% sur 7 mois) et le lactosérum (+15%), d’autant plus, pour ce dernier, que la Chine revient aux affaires, reconstruisant petit à petit son cheptel après l’épidémie de peste porcine africaine.

Les cours des produits laitiers industriels sont à l’équilibre depuis plusieurs semaines maintenant, dans une période traditionnellement calme pour les échanges. Après le redressement entamé début mai (où il avait atteint un point bas à 1 870 €/t), le cours de la poudre de lait écrémé oscille depuis début juillet autour de 2 100 €/t, proche de son niveau de l’année précédente à la même époque. La cotation du beurre a presque retrouvé son niveau de pré-confinement à 3 400 €/t, qui varie relativement peu depuis le mois de juillet.

Le prix du lait standard conventionnel (hors AOP et bio) de FranceAgriMer (38 g/l MG – 32 g/l MP) a opéré une remontée saisonnière depuis juin, avec une saisonnalité qui a été décalée dans le temps par certains opérateurs. Il s’établit en juillet à 326 €/1000 litres soit 4,0% en deçà de son niveau de l’an passé à la même période.

 

Article rédigé avec le soutien du CRIEL Normandie Lait

 

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