Conjoncture laitière – Février 2020

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La collecte cumulée des grands bassins laitiers exportateurs (Etats-Unis, Argentine, Nouvelle-Zélande, Australie et Union Européenne) pour l’année 2019 est similaire à celle de 2018 (+0,05%), à 290 milliards de litres de lait. La collecte a reculé en Nouvelle-Zélande, Argentine et Australie pour des raisons économique et climatique. Tandis qu’elle a progressé dans l’hémisphère nord qui a connu une année contrastée, avec un ralentissement en première partie d’année dû à un prix du lait relativement bas aux États-Unis et des conditions climatiques compliquées en Europe, suivi d’une seconde partie d’année plus active. De manière générale, la stabilité de l’offre en 2019 a permis aux marchés de bien se tenir. Tant qu’à la collecte Française, elle termine l’année 2019 sensiblement au même niveau que l’année précédente, à - 0,2% et 23,8 milliards de litres.

La demande sur les marchés mondiaux est soutenue, et les échanges ont été dynamiques en 2019. La Nouvelle-Zélande a été particulièrement présente sur la poudre de lait entier et le beurre, tandis que l’Union Européenne a vu ses exports de poudre de lait écrémé et de beurre augmenter. Les envois vers la Chine, 1e importateur mondial de produits laitiers, se sont envolés sur les poudres (+23% sur la poudre de lait écrémé et +29% sur celle de lait entier). L’épidémie de coronavirus qui sévit dans le monde pourrait venir enrayer cette dynamique positive avec des marchandises bloquées dans les ports, des transports perturbés…

Concernant la situation des produits industriels, les cours du beurre sont stabilisés depuis décembre, variant autour de 3 600 €/t. Du côté de la poudre de lait écrémé, la hausse des cours semble ralentir mais ils sont toujours à leur plus haut niveau depuis 2014, à 2 600 €/t. La demande des pays tiers est dynamique pour la poudre, appuyée par une moindre disponibilité en lait (et donc en poudre).

« Le marché des produits laitiers présente depuis plusieurs mois un équilibre tendu entre une offre relativement limitée et une demande internationale soutenue. Cette situation favorable à une tendance haussière des prix est actuellement un peu perturbée par l’épidémie de coronavirus qui sévit en Chine, le principal pays importateur mondial de produits laitiers. Les mesures prises pour enrayer la propagation du virus freinent en effet actuellement la consommation et la distribution de produits importés en Chine. Les perspectives internationales du marché des produits laitiers, dans les mois à venir, dépendront donc, pour partie, du temps qui sera nécessaire au marché chinois pour retrouver un fonctionnement normal. » conclut Benoit Rouyer, directeur économie et territoires au CNIEL dans la vidéo de conjoncture de février 2020 du CNIEL.

Prix en Normandie

Les prix A sont les prix de base, exprimés en € / 1000 L pour 38 g de MG et 32 g de MP, primes de saisonnalité incluses et prime froid exclus. Le prix de base A moyen en Normandie au T1 2020 s’élève à 329,13 €, soit 2,97 € / 1000 L de plus qu’au T1 2019 (326,16 €).

Lait

Article rédigé avec le soutien du CRIEL Normandie

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